PRODUCTION D’HUITRES
La villa Gallo-romaine de Loupian dans l’Hérault en témoigne : les romains mangeaient et adoraient les coquillages. Dans les canaux de Cette (Sète), dès 1875 sont cultivées des huîtres plates sur un système de flotteurs. Ce n’est qu’au début du 20ème siècle, que les concessions dans la lagune de Thau se développent pour y élever des huîtres collées sur des barres en béton puis en palétuvier et suspendues à des pyramides en béton. Ces pyramides deviennent vite incommodantes et sont remplacées par des « tables » implantées dans l’eau. Les barres de palétuvier seront remplacées par des cordes synthétiques.
Actuellement, les structures sont réalisées en métal (rails de chemin de fer, tubes de forage,…) et l’élevage est réalisé par collage des huitres sur des cordes de nylon suspendues aux perches des tables d’élevage. (Schéma ci-dessous) La partie nord du Bassin de Thau est réservée à la conchyliculture. Environ 13000 tonnes d’huîtres et 4000 tonnes de moules sont produites chaque année, soit 10% de la production nationale. Les producteurs du Bassin de Thau, 600 entreprises, ont su améliorer une méthode de travail tout à fait particulière; l’élevage en suspension sur cordes.
Sur les 7 500 ha de lagune, 2 800 tables ou parcs à huîtres permettent un élevage qui présente les meilleures performances nationales de croissance.
Coqui Thau fait partie de ces entreprises sous forme de GAEC familial avec Eric, Laure et Christian VILA Christian a débuté par la pêche en 1981… palourdes, oursins, crevettes, huitres plates, moules…. C’était son quotidien. En 1985, il commence la production d’huitres en achetant deux tables et fait ces premiers marchés en 1987. Les années passent, la famille s’agrandie et de temps en temps, les enfants l’accompagnent dans ces tournées et au mas Des études au lycée de la mer pour Eric, de gestion pour Laure, une passion qui nait, un père qui a envie de transmettre son métier, il n’en fallait pas plus pour que Coqui Thau voie le jour….
